Où couper notre route en direction de l’Alsace ? La réponse est simple : Hélène, dont la famille paternelle est originaire de Château-Chinon, y passe ses vacances et a gentiment accepté de garder Glitter, notre petit shi-tsu, pendant notre séjour en Alsace. Nous faisons donc halte à Château-Chinon : deux jours à l’aller, puis une semaine complète au retour, l’occasion de nous reposer avant de retrouver la chaleur toulousaine.
Au retour d’Alsace, nous quittons l’autoroute à Beaune pour une pause à la cave des Hautes Côtes de Beaune Nuiton-Beaunoy, où nous achetons quelques bouteilles. Nous empruntons ensuite la route des grands crus en traversant Pommard, Volnay, Monthelie, Meursault, Auxey-Duresses, La Rochepot et Nolay. Chaque village possède son vignoble et ses appellations. Les vignes s’étendent à perte de vue, reliant ces villages séparés de seulement quelques kilomètres.




Château-Chinon, perchée sur une colline du Morvan à 609 mètres, fut d’abord un oppidum romain fondé par le peuple des Éduens. Au Moyen Âge, une ville s’est développée autour d’un château féodal. Située entre la Bourgogne et le Royaume de France, la cité a subi de nombreux sièges et destructions. Aujourd’hui, de son passé glorieux, il ne reste que la porte Notre-Dame, érigée avec les pierres du château détruit en 1475. Désormais, Château-Chinon est une petite ville calme, presque déserte, mais c’est un point de départ idéal pour explorer le Morvan.

Le Morvan, véritable cœur vert de la Bourgogne, est un massif granitique situé à moins de deux heures de route de Paris. Culminant à 900 mètres, il est parsemé de lacs et de forêts. Ce territoire est propice à une multitude d’activités : vélo, baignades dans les lacs, randonnées vers des sommets comme le Haut-Folin ou le Mont-Beuvray, d’où l’on peut profiter de magnifiques panoramas. Il conserve encore de nombreux vestiges de l’époque gallo-romaine.










À travers tout le Morvan, les pâturages verdoyants sont ponctués de taches blanches : les vaches charolaises. Première race bovine à viande en France, ces vaches étaient autrefois utilisées à la fois pour le travail et pour la viande. Cependant, leur rusticité a diminué avec le temps, rendant parfois les mises bas difficiles et nécessitant l’intervention de vétérinaires, ce qui affecte la rentabilité des éleveurs. Aujourd’hui, certains optent pour des races plus rustiques comme la limousine. La limousine finira-t-elle par remplacer la charolaise dans le Morvan ? Affaire à suivre…




Avant de repartir, nous allons faire un tour aux Ruchers du Morvan dont la devise promet : « Goutez toute la nature du Morvan dans un pot de miel ».


Que dire enfin de ces magnifiques couchers de soleil qui embrasent les horizons du Morvan, nous offrant chaque soir un spectacle naturel éblouissant ?
